14.08.2008
Juillet-Août Sardaigne & Corse
13 juillet Nord Sardaigne
Après avoir progressé à la voile, le vent tombe et tourne, nous finissons la nuit au moteur.
Nous lançons notre pioche dans un joli mouillage dans la baie de Brandinchi. Nous pensions y passer la journée, mais le vent de sud est se lève, nous ne sommes plus à l'abri, nous reprenons notre route pour le nord.
A peine le cap Figari franchi que nous sommes cueillis par un vent d'ouest qui se transforme en quelques minutes en fort coup de vent. 44 nœuds dans la face !, nous progressons doucement grande voile avec un ris pour donner un peu de puissance au bateau.
Les avis de "bourrasca" ne cessent de remplir les ondes VHF, surprise, nous captons également les BMS (Bulletin météo spécial) en Français.
Nous nous mettons au mouillage péniblement dans le Golf de Gugnaga face à une jolie plage en espérant que notre ancre tienne sous les assauts impressionnants du vent.
Je pars me coucher en croisant les doigts. J'arrête l'éolienne qui fait trop de bruits avec ce vent très très fort.
14 Juillet Golf de Gugnaga
Notre nuit fut paisible (le sommeil des innocents ?) car au réveil, l'ancre dérape brusquement, nous l'avions vu venir (le chant de la chaîne est caractéristique), nous avons donc pu effectuer une nouvelle manœuvre sans stress ni précipitation.
Confortablement installé dans le bateau, nous attendons que le vent baisse (il n'est pas raisonnable de laisser le bateau seul avec ces rafales de dingue).
Les météorologues prédisent une accalmie pour demain et un retour à des conditions clémentes pour le 16. Inch allah.
15 Juillet Golf de Gugnaga
Le vent a baissé progressivement pendant la nuit, je file au port proche en annexe pour essayer d'avoir la météo.
Un coup de téléphone de ma sœur m'informe que mon père est souffrant, des douleurs au dos terribles. Il est à l'hôpital de Montpellier pour faire des examens.
Nous prenons notre route pour remonter vers le nord de la Sardaigne. Nous faisons une halte à la Magdalena pour ravitailler notre cambuse et nos réservoirs d'eau.
Nous repartons en fin d'après midi pour le joli mouillage de la plage rose sur l'île de Santa Maria.
16 Juillet Santa Maria/Lavezzi
Les nouvelles de mon père ne sont pas bonnes, il a un gros problème à la moelle épinière, souffre le martyre et vient d'être évacué en hélicoptère sur St Etienne pour une opération d'urgence.
Nous repartons de Santa Maria, pour nous rapprocher de Bonifacio si je devais rentrer rapidement.
Nous nous arrêtons au Lavezzi. Nous y retrouvons beaucoup de bateaux mais le lieu reste magique et les enfants retrouvent le lieu avec grand plaisir.
Nous attendons la fin d'après midi pour les emmener à la plage (une fois que la myriade de touriste d'une journée est rentrée à Bonifacio).
Mon père a été pris en charge par l'équipe de spécialiste qui ont réussit à soulager ses douleurs effroyables, il doit être opéré demain. Nous sommes inquiets, et les enfants posent beaucoup de questions. Nous les rassurons tant bien que mal, mais les problèmes de mon père me préoccupent beaucoup et ils le ressentent.
17 Juillet Bonifacio
Nous pénétrons assez tôt dans le port de Bonifacio, nous cherchons une place qui se libère devant nous, la manœuvre est délicate mais l'équipage est parfaitement rodé.
D'ici je pourrais facilement rentrer sur Lyon si nécessaire.
La journée passe rapidement entre différentes courses, lessives et attente des nouvelles.
Mon père sort du bloc vers 20 h 30, l'opération s'est bien passée. Mais nous ne savons toujours pas trop ce qu'il a. N'étant pas sur place, ma sœur Marion s'occupe de mes parents.
Nous sommes le 29 juillet Stéphane est parti rendre visite à son père, je prends le relais sur l'écriture du blog pour lequel nous avons pris un peu de retard.
18 Juillet
Direction mouillage proche de Propriano
Le vent n'est pas celui annoncé (…comme d'habitude)
Avec le foc au près serré on tire des bords, des bords et des bords. La forte houle a raison de Mia qui s'est vite écroulée au fond de sa cabine. Il fait beau et la navigation malgré un ris de pris est sportive et très agréable mais le temps passe et cette danse de crabe va nous faire arriver à la nuit. Avec 30 nœuds de vent face nous décidons de passer la pointe de Sénétosa au moteur qui au bout de 40 mn fait le mort.
Glups ! mince ! flute ! pétard ! crotte ! bordel ! merde !
Changement de programme : direction Propriano port ! Les services de la capitainerie peuvent nous aider jusqu'à 20 heures que nous dépassons évidemment.
Depuis un an de navigation non stop, c'est notre premier ennui de moteur!
Stéphane lance un appel sur le 16 .Nous sommes dans la baie à côté du port et il nous faut de l'aide pour amarrer le bateau à la station de carburant.
Un marin a l'écoute dans le port se démène et nous trouve personnes et matériels nécessaires au remorquage. Apres plusieurs essais sous stress; nous remercions chaleureusement ce petit monde sympathique et dévoué interrompant le cours de leur soirée pour nous aider. Encore merci. Nous nous sommes enrichis d'une expérience humaine de plus!
Nous verrons bien avec le mécanicien contacté de quelle maladie souffre notre brave moteur en espérant la panne minime.
Demain nous devrions voir mon frère, Jean-Louis et Nathalie sa compagne qui sont en vacances à quelques kilomètres de là.
19 juillet Propriano
Au programme réparation du moteur
Tôt dans la matinée, nous changeons de place, il y a moins de vent, c'est quand même plus facile malgré notre poids.
Le capitaine du port nous place au fond du port de plaisance. Nous abordons le quai par l'avant ce qui ne va pas faciliter les allées et venues nécessaires avec la terre ferme.
Le mécanicien est là assez tôt, le diagnostique est simple, une durite semble bouchée ….il faut vérifier la propreté du réservoir. Il y a de forte chance que des bactéries y aient fait leur nid !
Le matériel de réparation est aussi simple, bidons, pompe électrique pour vider le gasoil, aspirateur à eau, un détergent puissant, de l'anti-bactérie, des filtres, chiffons, huile de coude, du courage pour résister aux 40 degrés dans la cabine et a l'odeur forte du carburant, des petites et grandes mains pour faire le relais avec l'extérieur du bateau.
Elie dormira avec Mia le temps du nettoyage.
Le temps de l'authentification et vérification du problème, nous emmenons en annexe les enfants à une très jolie plage de l'autre côté de la baie avec Jean-louis et Nathalie où nous sommes les seuls.
Au retour, Stéphane a commencer de vider le réservoir : 180 litres. A 23h30 le réservoir est rempli d'eau et de détergent pour la nuit. Les bidons remplis de gasoil une première fois filtrés sont sagement alignés sous la baume.
Ouf ! Au lit !
20 juillet Propriano
Rafraîchissement sur une autre plage cette fois avant l'"accro branche" avec tonton et tata. Nous quittons Stéphane qui aura besoins de tranquillité pour nettoyer tous les filtres du moteur (trois au total).
Les enfants eux sont ravis. Je fais de mon côté évidemment le reportage photo et apprécie cette courte immersion dans cette campagne Corse dont j'avais perdu de vue le bienfait.
De retour, j'aide Stéphane à vider et rincer le réservoir. Elie nous aidera, puis ce sera le tour de Loulou. Merci les enfants.
Malgré les trois filtres et les précautions d'usage: gasoil provenant de station avec du débit, filtrage avant l'introduction dans le réservoir, produit anti-bactérie, navigation avec le réservoir pratiquement toujours plein (sauf cette fois), et alimentation surélevée du fond du réservoir , que faut-il faire ?
….Vérifier régulièrement avant que la panne arrive ! Mais qui donc le fait ?
21 juillet Propriano baie de Porto Polo
Suite et fin
Stéphane avec l'aide d'Elie remplit le réservoir en filtrant une nouvelle fois le gasoil. Le bateau a quitté son look de "je suis en réparation" pour notre plus grand plaisir.
Le mécanicien remonte les filtres et change la durite qu'il a cassée en démontant.
Tout va bien, nous quittons ce petit port ravis pour mouiller dans la baie de Porto Polo.
Nous n'aurons pas fait découvrir les plaisirs de la navigation à Jean-louis et Nathalie, mais ce dernier repas pris sur le bateau dans ce mouillage rouleur me fait dire que finalement cela lui aura épargné le désagrément usuel dû au mal de mer. Tu auras tenu jusqu'au dessert pour dire une fois le pied à terre, tes esprits retrouvés que tu n'en pouvais plus. Merci à toi mon frère ainsi qu'à Nath.
22 juillet pointe de la Parata Iles sanguinaires
Bien sûr nous avons vécu ces jours en pensant beaucoup à Jean-Luc le papa de Stéphane qui enfin délivré de son mal doit maintenant faire face, très fatigué, à l'épreuve de son rétablissement, ce qui risque de prendre du temps selon les médecins. Plein de bises à Michèle et Marion qui sont à ses côtés.
Lectures diverses et jeux variés font passer le temps de la traversée pour enfin une fois mouillés laisser la place à la baignade et autres rigolades.
Nous sommes très heureux d'accueillir notre copains Thierry Godefroy dit GOD demain à l'aube dans le port d' Ajaccio. Elie l'accueillera quant à lui dans sa cabine qu'il partagera gentiment.
23 juillet port d'Ajaccio calla di palu
Hello Thierry !!!
6 heures du matin, nous naviguons presque côte à côte avec son ferry qui arrive.
Ajaccio que nous retrouvons après plusieurs années inchangée, enfin, ce n'est pas l'avis des anciens.
Un gars tout sourire et tout blanc aussi s'approche du bateau, c'est bon les copains !
Le marché pour moi, le cyber pour Stef, God garde les enfants, c'est cool.
Nous repartons avec le plein de frigo et de météo. De leur côté, Elie et Mia jouent déjà avec les cadeaux offerts par leur tonton de croisière, Loulou dévore le tome 2 de Harry Potter qu'elle aura pratiquement fini à la fin de la journée.
De mon côté, je n'aurais pas attendu longtemps avant de pouvoir faire LA photo qui complète l'album de "Thierry au téléphone".
Une fois ancrés dans la calla di palu, décompression, baignade, apéro et couché de soleil sont au rendez-vous. C'est bon.
24 juillet calla di palu cap rosso
Chaque mouillage, s'il est différent de beauté ici, a un point commun avec le suivant, c'est la baignade.
Les enfants en prenant de l'assurance gouttent avec de plus en plus de plaisir aux joies des palmes masques et tubas, aux petites bêtes comme aux grosses et aux taquinades aquatiques.
L'annexe reste encore et toujours l'occupation favorite des petits et les grands.
Nous regardons les petits zodiacs annexes et bateaux de promenade faire une halte plage baignade bien à l'ombre sous notre tau.
Dans la soirée, nous quittons ce mouillage pour un autre fameux, le Capo Rosso
Quand les ah! et les oh! Précèdent un silence admiratif pour observer ce paysage magique et magnifique,
nous sommes tous d'accord bouche bée! Yes! Merci la météo. Thierry et Elie partent mettre un bout à terre. Cela prendra un peu de temps,. Elie en profitera pour faire les nœuds de chaise très fier.
Même avec cinq bateaux au mouillage, ce lieu garde toute son intimité dont nous profitons jusqu'à la nuit.
25 juillet cap Rosso anse de Focalara
Nous partons au petit matin avec Elie faire un tour en annexe profiter de cette ambiance formidable et unique. Puis en route joyeuse troupe ! La grand-voile est hissée, stabilisant notre avancée au moteur.
Après hésitation, nous jetons l'ancre entre cailloux et algues, un endroit parfaitement sauvage que nous visiterons en fin d'après midi à la fraîche.
Quelle chance nous avons !
26 juillet dans la baie de la Révelata
La navigation en ce moment est très agréable rendant notre zénithude à son top.
Celle-ci fut néanmoins mise à l'épreuve par des plaisanciers maniant apparemment avec habitude les grossièretés, nous reprochant d'avoir jeté l'ancre trop près de la leur, ce qui n'était pas totalement faux d'ailleurs et que nous avons reconnu sans difficulté.
Notre bon feeling s'est vu lui aussi traité de baignoire ! Avis aux connaisseurs !
Nous apprécierons le couché du soleil en compagnie de voisins de mouillage un peu plus sympa, public sur l'eau d'un concert de guitare très agréable en fond de baie.
Le plaisir reste total et la bêtise humaine vite oubliée.
27 juillet Calvi
Arrivée 8h30, c'est un peu tôt, mais nous voulons être sûr d'avoir une place pour 4 jours, le temps pour Stéphane de rendre visite à son père.
Calvi la belle très convoitée, touristique, où tout est cher; allons-nous avoir cette même surprise en rentrant sur le continent ?
La chaleur est écrasante, j'emmène les enfants à la plage Il leur pousse des nageoires et sont de plus en plus à l'aise dans l'eau qui n'est pas loin de 30 degrés. Je tiens 1H30 .Nous rentrons au bateau, mangeons à peine. Dessin animé pour les uns, lecture et sieste pour les autres jusqu'à l'arrivée du ferry.
Au revoir Capitaine ! Mia verse sa larme.
Thierry organise une tournante aux échecs avec les enfants très demandeurs.
La peine est vite oubliée.
28 juillet Calvi
Thierry nous quitte pour deux jours
Plage, lessive, glace et balade dans la citadelle en fin de journée auront raison de cette journée. Les enfants fatigués s'endorment comme à leur habitude sans peine.
Grâce au café de 15h30 , je mets à jour le blog et trie les photos jusqu'à 7 h du matin.
29 juillet Calvi
A 9 h chacun vaque à ses petites occupations, petit déjeuné, écriture de carte postale, pêche (Mia appelle en pleurant, elle est tombée dans le port…), lecture d' Harry Potter pour Loulou.
Lessive et plein d'eau….il fait chaud , nous nous douchons sans retenue
Le petit train nous emmène à l' Ile rousse. Le voyage n'est pas aussi charmant que je pensais. Nous sommes debout en nage. Un mouillage durant le trajet retient mon attention, la cote est magnifique et la couleur de la mer un rêve.
Les enfants restent non stop dans l'eau pendant 3 heures !
Ce soir je suis fatiguée. Je pense à Stéphane. C'est qu'il nous manque notre capitaine!
30 juillet Calvi
Les crêpes maison remplissent les petits estomacs affamés pour commencer la journée.
Les meilleurs amis des enfants sur un bateau sont : pâte à modeler, playmobil, janga (bâtonnets en bois) livre et dvd, je m'active aussi de façon plus utilitaire afin de remplir encore les réservoirs, les frigos et les coffres.
Thierry en parfait compagnon de voyage complètera le garde manger.
Après nettoyage rafraîchissant du Lumiel et arrivé du capitaine, nous repartons le soir pour rester en autonomie au mouillage.
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23.07.2008
Juillet - Sardaigne
Notre beau voilier (Feeling 446) est à vendre, vous trouverez tous les détails sur : http://feeling446.over-blog.com
9 Juillet Sardaigne/Villasimius
Après une bonne petite traversé ...
Nous arrivons à l'aube, nous contournons quelques rochers et je décide d'aller nous mettre à l'abri au port après cette nuit sans sommeil (lassitude augmentée des 2 nuits précédentes).
6 heures du matin, manœuvre paisible. Je pars dormir au fond de ma cabine, Mary emmène les enfants à la plage toute proche.
Ouille, le port est effectivement très onéreux, tant pis. Nous resterons cette nuit puis nous irons au mouillage. Je comprends mieux pourquoi cette immense marina est si peu remplie.
10/11/12 Juillet Sardaigne/Villasimius
Nous nous installons au mouillage avec d'autres voiliers aussi veinard que nous, devant une très grande plage bordée de gros cailloux, qui offrent un terrain de jeux génial pour les enfants. Les fonds sont bleu transparent, c'est un petit paradis ici. Loin de tout, ce n'est pas surpeuplé.
L'eau est délicieuse, les journées passent tranquillement. De vraies vacances. Je pars en bus faire un tour en ville (pour avoir une connexion internet et faire quelques courses).
Les italiens se font littéralement cuire au soleil, "Maqué dios" !!
Nous reprenons notre bonhomme de chemin pour relier les fameux mouillages du nord Sardaigne et pour anticiper un coup de vent annoncé pour le 14. En route joyeuse troupe !
Le vent du sud annoncé est absent, les perkins chantent doucement. Nous avançons paisiblement toute la nuit.
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17.07.2008
Juillet - Tunisie - Tabarka-La Galitte
5 Juillet Tabarka
Nous trouvons une petite place dans ce port où il n'y a que quelques plaisanciers, deux ou trois bateaux à touristes et quelques pécheurs.
Comme d'habitude, l'accueil est agréable, les autorités viennent à nous, récupère les papiers et les rapportent un peu plus tard, tout est en règle, pas de problème.
Nous flânons un petit moment dans les rues, nous sommes loin des capitales à touristes, quelques échoppes et vendeurs ambulant nous apostrophent gentiment, ils se plaignent de ne plus voir trop de Français, il semblerait que Tabarka soit la destination estivale des Tchèques et des Algériens.
Nous dînons dans un petit restaurant, où nous nous régalons.
4/5 juillet Tabarka
Nous passons 2 journées paisibles, à faire quelques courses, aller à la plage (l'eau y est trop chaude environ 30° C), je rattrape mon retard sur le blog (il faut dire que la salle internet est climatisée …).
6 Juillet Tabarka/La Galitte
Je prends la météo sur internet, car nous n'aurons plus d'information pendant 5 à 6 jours (hormis les bulletins Navtex que je reçois automatiquement à bord). Nous faisons les formalités de sorties du territoire Tunisien, sans souci et toujours aussi sympathique et avenant, les autorités (Port, Garde Nationale, Douanes) nous expriment respectivement leurs souhaits de nous revoir bientôt. C'est agréable.
C'est au moteur que nous rejoignons l'île de la Galitte, si souvent décrite par Roger Magdeleine comme un petit paradis.
L'île ou plutôt le gros rocher abrite quelques maisons, sont elles habités ? et semble être le refuge de quelques pécheurs au mouillage. Les Gardes Nationaux viennent nous voir en zodiac, en maillot de bain, il me demande les informations sur le bateau, je dois leur fournir un crayon et un papier, quel dénuement … Ils nous rappellent le règlement qui interdit au navire de passage de rester plus de 24 heures, je leur explique fermement que les autorités de Tabarka, au courant de notre souhait de passer quelques jours ici, n'ont formulé aucune objection.
Ils repartent dépités, mais je suis sûr qu'ils reviendront à la charge demain.
Nous sommes mouillés sur fond de sable, la mer est exceptionnellement transparente, l'eau est chaude, nous en profitons.
Mes fichiers météo m'indiquait le passage d'un petit front de vent force 4/5 pendant la nuit, nous allons nous amarrer sur une tonne disponible (la seule). En début de nuit, le vent monte mais beaucoup plus fort que prévu. Je relève plus de 40 nœuds à l'anémomètre, la mer se lève, nous ne sommes absolument pas protégé, la situation n'est pas confortable. Je reste sur le pont à veiller.
Je vois les pécheurs rentrer petit à petit, les conditions deviennent difficiles. Sur les coups d'une heure du matin, un gros bateau de pêche m'interpelle et nous demande de libérer la tonne, en nous proposant de nous amarrer derrière eux. Nous effectuons la manœuvre sous les bourrasques et la houle. Le bateau bouge beaucoup avec les vagues, mais nous tenons solidement. Vers 3 heures du matin, le vent qui est tombé, tourne, nous poussant sur le bateau de pêche. Nous nous libérons des amarres qui nous tenaient à eux et allons mouiller sur ancre un peu plus loin. Bref, cette nuit fut inconfortable et fatigante.
7 Juillet La Galitte
Après cette mauvaise nuit, nous jouissons pleinement de ce mouillage. Les enfants retournent seuls à la nage à la plage. Nous les surveillons du coin de l'œil, mais ils se débrouillent comme des chefs. Que de progrès accomplis ces derniers mois.
L'eau est incroyablement transparente, préservé de la pollution.
La nuit démarre en douceur, puis petit à petit des rafales secouent le bateau, je suis sur le pont, pas très content de ces perturbations. Quelques éclairs zèbrent le ciel, encore une bonne nuit en perspective …
8 Juillet La Galitte/Sardaigne
Drôle de mouillage, nous avons été secoué par des rafales intermittentes toute la nuit. Décidément, ces nuits agitées gâchent un peu la magie du lieu. Fatigué, je rate le réveil de 5 h, nous levons l'ancre vers 8 heures seulement. Nous partons pour le sud-est Sardaigne à 110 miles au nord.
Nous avançons malheureusement au moteur, une grande partie de la journée. Au coucher du soleil, une brise de plus en plus forte nous permet d'avancer à la voile au près serré (35 nœuds de vent apparent, ça décoiffe). Nous progressons vite, même si quelques gros paquets d'embruns submergent le bateau. Les éléments étant forts, je reste de quart toute la nuit.
23:11 Publié dans Journal de bord | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05.07.2008
Juillet - Tunisie - Bizerte
29 Juin Sidi Bou Saïd/Bizerte
Fidèle à notre habitude, le réveil sonne à 5H ¼ je file faire notre déclaration de sortie, je prépare le bateau et nous quittons le port à 6H.
Une petite brise nous pousse gentiment vers le nord, direction Bizerte à 40 miles plus a nord ouest.
Le vent se lève fort, mais les enfants jouent tranquillement à l'intérieur.
Nous arrivons vers 15 heures, le vent fort, perpendiculaire aux pontons nous gène pour la manœuvre, mais l'équipage est parfaitement rodé, pas un cri, en un seul mouvement nous sommes tranquillement amarré.
Accueil toujours aussi sympathique des autorités locales. La chaleur est étouffante malgré le vent. Nous partons nous balader vers le port de pêche situé un peu plus loin, la ville semble prospère, les gens souriants.
L'activité économique est essentiellement soutenue par l'arsenal militaire qui est à l'abri des regards dans le lac derrière Bizerte.
30 Juin Bizerte
Ballade dans la ville, nous refaisons l'avitaillement dans un supermarché Monoprix, s'il y a moins de variété de produits proposés qu'en France les prix sont très intéressants pour nous.
Nous continuons notre promenade, au hasard des rues. Je repère un point internet, j'irais faire un peu de blog demain.
La chaleur est écrasante, nous rentrons prendre des douches fraîches au bateau.
1 Juillet Bizerte
Nous allons au marché, une fois encore, c'est un formidable jaillissement d'odeurs, de couleurs et de diversité dans lesquels nous nous immergeons avec plaisir.
Nous parcourons tout d'abord le hall des légumes de toutes sortes, à tout petits prix,
puis boucherie avec les têtes de vaches et d'agneau exposées et bourdonnement de mouches, les enfants sont abasourdis.
Puis la halle aux poissons où une odeur forte et nauséabonde couvre largement la senteur de chaque poisson proposé. L'eau coule des présentoirs, nous marchons dans un cloaque peu ragoûtant, mais c'est ainsi.
Nous ressortons de cet espace dont les relents sont terribles. Les enfants observent un petit moment des volailles et des canaris et des petits aigles exposés à l'extérieur. Ils en reviennent choqués par la manière dont ces animaux sont traités.
Après avoir fini nos emplettes, nous repartons au bateau.
2 juillet Bizerte
Je pars très tôt pour faire un point météo et avancer le blog. Trop tôt, le point internet n'est pas encore ouvert. J'achète la presse Française que l'on trouve très facilement en Tunisie et je vais boire un café.
Nous partons en début d'après midi, direction Tabarka. Nous allons essayer de trouver un mouillage sur la route.
Le vent se lève doucement et forcit gentiment, plein vent arrière, les voiles en ciseaux nous avançons tranquillement à 6/7 noeuds.
Nous nous arrêtons derrière la Pointe Aluglea, avec quelques pécheurs et chasseurs de corail. La plage est splendide. il n'y a absolument personne. Nous nous baignons allègrement pour nous rafraîchir.
Entouré de quelques pécheurs, la mer est chaude, le sable doux, nous passons un moment merveilleux.
Et oui, c'est pour de vrai !
3 juillet Aluglea/Tabarka
Matinée plage et baignade. Je passe un bon moment à nettoyer la coque des nombreuses algues et mousses qui s'y installent. Dans cette eau très chaude, c'est un vrai plaisir.
Nous reprenons notre route, pas un souffle de vent, la chaleur est terrible !
Nous arrivons en fin d'après près de Tabarka, quelques dauphins, énormes, viennent jouer un moment devant notre étrave Ce sont toujours des instants magiques de voir ces beaux mammifère marin, l'œil coquin faire des cabrioles et des sauts devant nous.
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04.07.2008
Juillet - Tunisie - Kelibia - Sidi Bou Saïd
21 Juin Pantelleria/Tunisie
Nous larguons les amarres à 5 h ½, le vent devrait être portant, nous l'avons au près serré … mais cela nous permet de bien avancer. Nous n'avons que 40 miles à parcourir, nous devrions arriver vers 14/15 heures.
Nous progressons rapidement, et nous apercevons la côte Tunisienne.
Nous allons faire notre entrée, à Kelibia, port dédié à la pêche. Nous sollicitons l'autorisation par VHF de rentrer dans le port, après quelques conciliabules avec les autorités compétentes (??), notre interlocuteur nous donne son accord et nous souhaite la bienvenue.
Effectivement, il y a des centaines de chalutiers et l'activité est intense. Un bout de ponton est attribué aux plaisanciers. Nous nous mettons à couple d'un autre voilier.
Les autorités (Douanes, Police des Frontières, Port) arrivent immédiatement sur le bateau, sympathiques, nous remplissons les formalités d'usages (liste d'équipage, assurances, équipement du bateau, drogue et armes et alcool) en quelques minutes dans le carré. La réputation de tracasserie administrative des Tunisiens semble exagérée, au contraire les autorités sont accueillantes et souriantes. Aucune forme de bakchich n'est réclamée.
Nous récupérons même électricité et eau au ponton (un luxe car il n'y avait rien de tout cela à Pantelleria).
Nous partons nous balader, dans la ville qui est situé à 2/3 kilomètres. Avec cette chaleur, la marche est un peu éprouvante.
L'ambiance est agréable, les gens sont souriants et serviables. Nous achetons quelques légumes à des prix très économique.
Nous nous rafraîchissons d'en un grand bar, évidemment il n'y a que des hommes. Les femmes doivent travailler elles…
Nous finissons notre journée par la visite d'un grand fort qui surplombe la région,
le point de vue est exceptionnel, nous apercevons entre autre une grande plage qui occupera notre journée de demain. Nous profitons de l'ambiance particulière de ce port de pêche
22 Juin Kelibia
Journée plage à "Missouri", c'est dimanche et il y a foule. Les femmes se baignent tout habillés. Mary avec sont joli maillot fait sensation.
Nous repartons pour Kelibia centre, j'essaie de trouver un cyber café, finalement, je trouve un revendeur d'accès internet qui accepte volontiers de me laisser consulter la météo. Nous discutons un petit moment, c'est un jeune entrepreneur, qui a travaillé sur des sites pétrolier en Libye et en Afrique noire, il se plaint du carcan économique Tunisien qui semble empêcher les jeunes de développer leurs affaires, il sous entend que la nomenklatura s'adjuge tous les business lucratif, laissant des miettes au "peuple". Son discours est plutôt amère mais résigné.
23 Juin Kelibia/Sidi Bou Saïd
Nous partons à l'aube, pour rejoindre Sidi Bou Saïd, nous passons le fameux cap Bon. le vent se lève et forcit nous permettant de finir sur un beau bord de travers, 20 nœuds de vent, la mer bleu turquoise, le bateau avance fièrement, il fait chaud, le pied !
Nous arrivons dans cette fameuse marina qui semble pleine …. Les préposés nous octroient une place pas terrible mais nous nous en contenterons.
Après les formalités rapides, nous partons nous baigner sur la plage qui jouxte le port. L'eau est chaude, quelques vagues animent le plan d'eau, le paradis.
24 Juin Sidi Bou Saïd/Carthage
Nous empruntons le train qui longe la côte, et nous partons à Carthage juste à coté de Sidi Bou Saïd. Nous visitons les fameux thermes d'Antonin, immense.
Il ne reste pas grand chose à voir, mais la taille du site permet de deviner l'importance des installations il y a plus de 2 000 ans. A ces Romains ! Il faisait les choses en grand. Le sous-sol des batiments des thermes (seul vestige encore visible) montre le gigantisme des installations.
Nous sortons et parcourons les rues environnantes, il s'agit d'un quartier hautement résidentiel (ambassade, ministère, résidences de la nomenklatura Tunisienne), en tout cas j'ai rarement vu autant de berlines, de chauffeurs et de militaires pour garder le tout.
Nous visitons le musée de Carthage qui présente quelques belles pièces,
puis le Port Punique, incroyable réalisation, les carthaginois avaient creusé canal et port (4° s. av. J.-C), avec des installations militaire aussi efficaces que discrètes, il pouvait ranger jusqu'à 220 galères portant 60 rameurs ! Les Romains ne découvrirent cet arsenal qu'a l'occasion de leur troisième siège et après de rudes défaites.
Les Romains améliorèrent encore les installations et faisaient transiter tout le blé africain pour l'Italie via Carthage.
Ces visites sous un soleil de plomb nous ont épuisé. Nous rentrons prendre un bon bain de mer à La Marsa pour nous rafraîchir.
25 Juin Sidi Bou Saïd/Tunis
Après avoir un peu traîné au bateau ce matin nous partons toujours avec le petit train vers Tunis, objectifs la médina.
Nous empruntons le tramway climatisé (quel confort) pour rejoindre le centre ville.
Nous rentrons dans les souks, véritable caverne d'Ali baba, essentiellement dédié au tourisme, mais plein de charme de "gouaille" et de couleurs.
Nous déjeunons à la Tunisienne dans un petit restaurant, et nous finissons notre ballade dans les souks. Lubna réussit à surmonter sa timidité pour négocier certains achats, elle en sort très fière.
Nous reprenons notre petit train, décidément cela devient vite Métro-Touristo-Dodo.
26 Juin Sidi Bou Saïd
Nous changeons de place pour avoir de l'électricité et recharger nos batteries.
Aujourd'hui nous restons tranquille à la plage.
En fin de journée nous partons découvrir Sidi Bou Saïd. Ce village est magnifique, les ruelles pavées de pierres sont parfaitement entretenues, il s'agit d'un quartier résidentiel huppé. C'est charmant et très fleuri.
Nous dînons devant la TV (un film d'Harry Potter) avec les enfants.
27 Juin Sidi Bou Saïd/Tunis
Expédition pour le musée de Bardo à Tunis.
Installé dans le palais du Beys (despote précédent Bourguiba et l'actuel président Ben Ali). le musée offre de grandioses mosaïques, dans des pièces et galeries gigantesques.
28 Juin Sidi Bou Saîd
Journée d'attente (de bonnes conditions météo) , plage, avitaillement, séance Blog à Marsa (les point internet sont rare en Tunisie), nous repartons demain matin.
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02.07.2008
Pantelleria
16 Juin Blue Lagoon/Pantelleria
Derniers bains et jeux de plage avec les enfants. Nous attendons que le vent se lève pour partir.
Vers 16 heures, nous quittons Malte, poussé par une bonne brise, qui s'établit à 25 nœuds une fois que nous nous sommes éloigné de l'île.
Vent de travers, nous avançons à bonne allure.
Soudain, le moulinet fait entendre son chant aigu. Tout le monde se précipite dans le cockpit et Mary commence à remonter manifestement une grosse prise.
Je ralenti le bateau (en rentrant le génois) et la lutte commence. C'est sans doute la plus grosse prise que nous n'ayons eue …. Mary se bagarre pour ramener mètre après mètre le gros poisson,
au bout d'un bon moment, ça y est nous l'apercevons, il s'agit d'un gros thon,
sans doute d'une dizaine de kilos, sur les derniers mètres il abandonne la lutte et arrive jusqu'au bateau. Las, le répit n'était qu'une feinte, à peine sortie de l'eau, la bête se débat furieusement (et à juste titre) je n'arrive pas à l'accrocher avec notre gaffe à croc, et dans un ultime sursaut le thon casse le rapalas et l'hameçon et se libère …
La déception est énorme, Mary après cet effort intense est quelque peu décomposé … elle gardera un mal de dos pendant plusieurs jours après cet exercice. Nous ne battrons pas cette fois ci encore le concours de pêche entamé avec nos copains d'Umiak … ce n'est que partie remise.
17 Juin Pantelleria
Nuit sans souci, tout à la voile nous nous rapprochons de l'île, le vent nous lâche à quelques miles, quelques dauphins en profite pour venir nous saluer.
Soudain le vent se relève, de plus en plus fort. Nous arrivons dans le port vers 15 heures avec un Sirocco de 50 nœuds, ce vent est puissant et surtout très chaud.
Nous nous amarrons sur un ponton "industriel" à peu près face au vent.
Fatigué par cette nuit sans sommeil, nous effectuons une petite promenade dans le bourg secoués par les rafales qui soulèvent le sable et la poussière
Nous dévorons une poignée de Gelateria. Je reste un petit moment dans un bar bondé, où une foule d'italien suit le match de football France/Italie. Quelle ambiance ! Heureusement l'Italie gagne.
Je rejoins le bateau qui vibre sous les assauts du vent. Harassé je m'enfonce dans un sommeil réparateur.
18/19/20 Juin Pantelleria
Nous quittons ce lieu peu avenant pour nous glisser dans le vieux port. Nous trouvons une bonne place, le long de la jetée à coté d'autres bateaux Français arrivés dans la nuit. Les filles nettoient nos barres bat qui sont noirs des quais industriels. Même Mia, prend part exceptionnellement à une activité lié au bateau. C'est à signaler !
Nous prenons notre petite voiture de location pour découvrir cette île. Le paysage est vraiment particulier, un mélange de verdure flamboyant et de roches volcanique noirs. En quelques dizaines de minutes nous avons fait la moitié du tour de cet îlot.
Nous nous arrêtons dans le mini port de Scauri, doté d'une plateforme pour les ferry dont la base est magnifiquement rouillée.
Les vagues qui viennent heurter la jetée, s'infiltrent sous la digue et jaillissent au milieu des quais pour la plus grande joie des enfants.
Nous continuons notre promenade et traversons l'île, nous observons un bon moment, les nuages qui viennent s'enrouler autour d'un des sommets, c'est spectaculaire et insolite. Les nuages dévalent la pente et s'évaporent comme par magie.
La vallée est totalement occupée par des vignes. Il paraît que leur vin est bon. Nous le goûtons et sans regret nous n'en achetons pas, il n'est pas à notre goût et très chère.
Nous empruntons une série de lacets impressionnants pour arriver dans un minuscule port de pêche.
Nous observons plusieurs personnes qui discutent, assises dans l'eau à même les rochers. En fait, il s'agit de bains d'eau chaude. Effectivement l'eau sort de terre à plus de 70°, nous verrons même certaines baignoires naturelles où l'eau est en ébullition.
Nous rentrons au bateau, et vaquons tranquillement à nos diverses occupations.
Le lendemain, nous partons pour le "Bagno dell' Acqua", véritable Lagoon, d'eau salée au milieu des terres. L'eau y est bleu transparente, le fond de boue dont les vertus sont manifestement prisées par les autochtones qui s'en couvrent de la tête au pied puis se font sécher sous les ardeurs du soleil d'acier.
La suite de la ballade nous permets de parcourir quelques chemins a travers les collines et les petites montagnes de cette île.
Le temps passe vite entre quelques courses, un peu d'internet (rare et chère) et des bricoles sur le bateau.
Nous attendons que le vent tourne un peu pour rejoindre la Tunisie. Les enfants jouent sans soucis sur le quai, s'arrosant pour se rafraîchir.
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28.06.2008
Sicile-Malte
30/31/1/2/3 Juin Syracuse
Nous quittons la marina et ces tarifs exorbitants pour nous mettre 100 mètres plus loin, sur le quai public, pour lequel j'ai obtenu (après une longue attente a observer les aller et venu des marins dans un immense bâtiment des marins tous plus galonnés les uns que les autres, mais aucun ne parle anglais …) une autorisation formelle.
Tout confort ce lieu est gratuit. Nous sommes donc le long de la longue jetée bordée d'arbres taillés au cordeau, où viennent se promener les syracusain au coucher du soleil.
Nous partons à la découverte de cette cité, la vieille ville est effectivement très jolie. Le dédale des ruelles nous permet de voir des bâtisses de tous styles, dans des états variés, certaines maisons supportent de lourdes structures de soutien, trace des tremblements de terre qui ont frappés ce lieu. La place centrale et sa cathédrale sont vraiment somptueuses. La vie semble agréable et légère ici, les autochtones sont paisibles.
Un quidam nous apostrophe du quai, Serge, professeur de Français expatrié à la retraite, qui a travaillé et qui vit maintenant à Syracuse depuis plus de 25 ans.
Il nous prodigue informations et conseils. Il nous explique entre autre le rythme de vie local, les gens se lèvent tôt, et commence par prendre leur petit déjeuner au café (grands et petits) puis chacun vaque à ces occupations jusqu'à 13 heures, déjeuner puis sieste jusqu'à 16 heures, puis reprise du travail vers 20 heures les maisons sont ouvertes pour être rafraîchies,pendant ce temps tout le monde va donc pratiquer la promenade le long des quais, le fameux "passagerre" jusqu'à 22 heures, puis chacun rentre dîner des pastas. Tous le monde se couche donc vers 1 heure du matin (d'ou la sieste quotidienne). Les vacances scolaires d'été démarrent fin mai, les cours ne reprenant que début octobre, à cause des chaleurs trop importantes.
Nous nous rendons sur ces conseils au marché quotidien, effectivement la richesse des produits proposés est formidable, la foule qui s'y presse est dense et bruyante, les marchands rivalisent de harangue, c'est pittoresque et fort sympathique.
Nous remplissons notre grand caddie de légumes, poissons, charcuterie et autres fruits.
Les enfants découvrent un aquarium, mais sont les rois du pétrole sur le quai, à dévaster les quais de leurs crabes et crevettes.
Le lendemain nous partons visiter le nouveau musée archéologique qui est placé à coté d'une église gigantesque, tout en béton (un soupçon de Le Corbusier sans doute).
La renommée du musée est grande mais nous sommes un peu déçu par les collections proposées. Il faut dire que nous avons eu le privilège de découvrir les plus beaux musées de méditerranés ces derniers mois. Deviendrions nous snob ?
Nous traversons cette ville pour rentrer au port sous un soleil de plomb, c'est un peu dur.
J'ai trouvé un point internet qui marche très bien, je rattrape en 7 heures plusieurs semaines de retard dans l'édition du blog.
Nous attendons une bonne fenêtre météo pour traverser vers Malte.
Nous assistons au festivité du 2 juin qui marque l'avènement de la république en Italie, parade militaire, discours et autres flonflon.
Cela ne passionne pas trop les petits ni les grands d'ailleurs
3 Juin Marzamemi
Nous partons de Syracuse après une longue discussion avec un équipage qui arrive de Monastir (Alain et Fanny). Echange d'expériences, tuyaux et autres combines de marin. Echanges de documents et autres outils de navigation me font lui offrir une de nos dernières excellentes bouteilles de vin.
Nous reprenons la mer, avec un souffle de vent arrière.
Nous avons rejoint le port de Marzamemi plus au sud de la Sicile en 4 heures.
Un véritable désert, Nous rejoignons la bourgade à pied quelques kilomètres plus loin, tout aussi vide.
Drôle d'endroit, qui a du être prospère il y a quelques d'années (sans doute de l'activité de pêche …?)
4 juin Portopalo
Nous traverserons ce soir après le passage d'un coup de vent nord-ouest. Nous dépassons la pointe sud de la Sicile pour anticiper ce coup de vent.
Nous croisons de drôle de soucoupes flottantes, il ne s'agit pas d'OFNI mais bel et bien de fermes marines
Nous nous installons au mouillage dans la rade de Portopalo dans une zone rempli de bateaux de pêche.
Comme prévu le vent monte progressivement et atteint + de 38 Nœuds, le clapot devient important et notre ancre chasse.
Nous manoeuvrons rapidement et tentons de nous mettre à couple d'un gros chalutier aimablement aidé par 2 marins qui viennent à notre rescousse. Finalement, sur leurs conseils nous squattons une grosse bouée affectée à un chalutier absent. En toute sécurité nous attendons que le coup de vent passe pour prendre la mer et rejoindre Malte.
20 H, le vent c'est un peu calmé nous prenons la mer. Au près serré nous entamons notre traversé du canal de Malte pour 55 miles, nous devons impérativement être à Malte demain pour récupérer Loulou.
5 Juin La Valette/Malte
Traversée rapide, le vent oscille entre 17 et 29 nœuds, nous avançons au près serré entre 5 et 7 nœuds avec une petite houle résiduelle, les enfants dorment profondément, Mary est un peu brassée. Quelle belle nuit, le ciel brille de mille étoiles, j'aperçois plusieurs étoiles filantes, autant d'heureux présages. Nous apercevons les lumières de la ville à plus de 30 miles de la côte 5 heures avant d'arriver.
Nous rentrons dans La Valette au petit matin, après cette belle traversée. L'entrée est majestueuse avec le soleil levant. Nous nous amarrons dans la marina Dsida ou personne n'est encore réveillé.
Quelques rapides formalités de douanes, un petit coucou aux autorités du port, fort sympathique et je peux aller me reposer un peu.
La journée se passe tranquillement, j'ai hâte de récupérer loulou pour pouvoir aller me coucher, elle est censé arrivé vers 23 H. Las, suite au retard de son vol, son arrivée est prévue vers 2 heures du matin, Glups.
Je me cale avec sa maman qui me réveillera une heure après son départ de Lyon, car je suis vraiment fatigué, je file dormir un peu.
A 2 heures 1/2 je récupère Lubna dans le hall de l'aéroport, une demi heure plus tard elle s'endort dans sa couchette, je n'arrive plus à dormir et je parcours avec grand plaisir les magazines de voiles qu'elle m'a apporté jusqu'au levé du soleil.
6 Juin La Valette
Après une grasse matinée nous partons pour découvrir la citadelle.
Nous empruntons le bus pour "grimper" dans la citadelle. Quel folklore ces bus, jaune a liseret rouge, ils sont de tous les âges, plutôt vieux, mais il en passe sans cesse, c'est économique et très rapide.
Nous parcourons les rues dessinées au cordeau, l'ensemble est d'une grande cohérence architecturale, tous les batiments sont bâtis sur le même principe et le tout est très beau.
Une marée humaine parcours ces les principales artères, les petites rues sont plus calme.
Les enfants sont plutôt attirés eux par les vestiges modernes des "playmobil", envahisseur de tous sacs de jouets du monde occidental ...
Notre copine Béatrice lassé du mauvais temps en France a décidé de nous rejoindre avec sa fille Marie, elles arriveront dimanche 8.
Nous passons la soirée sur Lumiel avec un skipper solitaire Alex qui arrive de Tunisie sur son Catamaran, bien nourrie notre conversation (orienté mer, voile et autres détails technique de bateau) se termine assez tard.
7 Juin La Valette
Fatigué de notre soirée trop arrosée, levés tard, nous décidons d'attendre ici nos futures équipières.
Journée tranquille au ponton, rinçage du pont, remplissage des réservoirs, lecture, nous nous reposons à coté du fameux Black Pearl.
8 Juin La Valette/Blue Lagoon
Béatrice et Marie arrivent toutes pimpantes vers 11 heures à la marina, nous absorbons une petite collation et nous prenons la mer pour rejoindre un mouillage très renommé, Blue Lagoon sur l'île de Comino à environ 12 miles.
Nous y arrivons en fin d'après midi, effectivement l'endroit et très beau, mais sa réputation entraîne un grand nombre de bateaux à le fréquenter.
Nous partons en ballade sur cette toute petite île dont nous faisons le tour en 2 heures. Il paraît que 9 personnes habitent à l'année cet îlot. Nous observons quelques installations, des champs enclos de pierres.
Chaque jour d'été il y a des centaines de touristes qui débarquent dans cet endroit pour quelques heures … quel raz de marée humain.
Revenu au bateau dans ce lagon devenu calme, le mouillage s'est vidé, nous percevons un bruit sourd, une basse très forte qui semble s'approcher. Stupéfaction, un gros bateau (promène touriste) arrive dans le mouillage, une fête terrible à lieu à bord, techno à fond, éclairages de discothèque et autres fumigènes occupent l'espace. Les vibrations musicales font trembler notre bateau. Si cela me fait rire et rend les enfants joyeux, Mary qui ne supporte pas la techno est servie !
Sur les coups de 22h, la "rave" flottante lève l'ancre et repart disperser son bruit plus loin.
Nuit finalement paisible.
9 Juin Blue Lagoon
Après une matinée de baignade et de jeux sur la plage, nous nous faisons ejecter poliment du corps mort que nous occupions par son propriétaire légitime, une grosse vedette de touriste.
Béatrice en profite pour suggérer que nous partions visiter le littoral Ouest de l'île de Comino juste en face. Nous longeons doucement les falaises et nous pénétrons dans un véritable cirque de pierre naturel : Fungus Rock.
La petite troupe part explorer ce site très particulier, grottes, arche gigantesque, piscine naturelle, rien ne manque.
Nous retournons au crépuscule dans le mouillage Blue Lagoon
10 Juin Gozo
Encore une bonne et longue séance de baignade, puis nous quittons le mouillage qui se remplit des bateaux à touristes en début d'après midi pour rejoindre le port de Mgarr juste en face sur l'île de Gozo.
A l'abri du vent la chaleur est terrible. En fin d'après midi pour prenons le bus pour rejoindre "la ville" situé en hauteur au centre de l'île (nous croisons toute sorte de touristes ...
Nous déambulons dans les ruelles, effectuant en quelque sorte un repérage.
Nous reviendrons demain pour une visite plus complète.
11 Juin Gozo
Expédition complète, en bus d'abord puis nous parcourons les ruelles à pied, chaque maison propose un "heurtoir" très sophistiqué, de nombreuses bâtisses disposent de plaques à l'honneur de St Georges, ou à celle de la Vierge Marie.
La chaleur est de plomb, nous sillonnons une citadelle très bien entretenue, qui offre outre des pierres magnifiques un point de vue sur toute l'île.
Terrassé par la chaleur, nous retournons au bateau, nous croisons tout d'abord un cheval dans le port
puis un hydravion .... ils sont un peu fou à Gozo .....
puis nous filons direct vers Blue Lagoon pour aller nous baigner.
12 Juin Blue Lagoon/La Valette
Nous passons la journée tranquille, dans ce beau mouillage, programme vacance pur.
En fin de journée, nous décollons doucement pour retourner à la Valette, avec un programme chargé de visite de l'île principale.
13 Juin La Valette
Mary et Béatrice partent pour revisiter le centre historique que nous avons déjà vu avec les enfants. Je m'occupe à divers travaux (changement de l'impeller, vidange et autres bricoles).
J'emmène les enfants en annexe pour qu'ils s'éclatent dans les jeux d'un jardin public tout au fond de l'immense marina de Msida.
14 Juin Rabat/Marsaxlokk
Expédition vers Rabat, nous prenons les charmants bus Maltais. Nous traversons en moins d'une demi heure l'île pour nous rendre dans l'ancienne capitale (siège des fameux Chevalier de l'Ordre de Malte).
La première bourgade, plus contemporaine nous offre 'une grande église, proposant la découverte de catacombes.
Nous faisons quelques centaines de mètres et nous pénétrons dans une citadelle en parfait état (c'est qu'il était immensément riche ces Chevaliers), une succession de palais, églises, nous enchantent.
Les vestiges d'un instrument de torture font beaucoup rire les enfants. Je ne sais pas pourquoi j'ai choisi la photo avec Mia (un rêve ?).
Nous reprenons le bus pour aller à l'autre bout de l'île (partie Est) à Marsaxlokk (en repassant par le centre névralgique de la Valette)
Une grande baie remplie de petits bateaux de pêche multi couleurs. Charmant et pittoresque.
Nous en avons plein les bottes, et nous rentrons tranquillement toujours en bus pour rejoindre le bateau.
15 Juin Blue Lagoon
Béatrice et Marie nous ont quitté le bateau ce matin vers 4 h ½ discrète et silencieuse, seule Mary les a entendu partir prendre leur taxi pour l'aéroport.
Après une dernière machine à laver, la météo, les formalités de douanes, acquittement de notre due à la marina, nous quittons la Valette, pour retourner profiter d'une dernière séance de baignade à Blue Lagoon.
Demain nous partons pour Pantelleria, minuscule îlot au sud de la Sicile et assez proche de la Tunisie, notre destination suivante.
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